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Mon premier contact avec le Blade MCX de E-Flite aurait pu très mal se terminer. C'était chez Pigs-Airlines en décembre. Gaël faisait une démonstration de ce micro hélicoptère. Tout en le pilotant, il me demande si je pilote en mode 1. Je réponds oui et sans me prévenir, il me passe la télécommande et la lâche aussitôt. Trop tôt, car je n'ai pas le temps de bien la saisir si bien qu'elle tombe sur le sol. Je plonge pour la récupérer en me demandant dans quel état je vois récupérer le Blade MCX. A mon grand étonnement, il est toujours en l'air, à deux mètres du comptoir, en stationnaire sans dériver, attendant sagement que je le prenne en main. Outre sa stabilité étonnante, il se pilote en quatre axes comme les hélicoptères classiques : lacet, tangage, roulis et altitude. Mais revenons à nos moutons : le Blade MCX de E-Flite se présente sous forme d'une petite valisette illustrée de nombreuses images de l'hélico et une annonce en anglais « un hélicoptère ultra micro que tout le monde peut faire voler – aucune expérience n'est nécessaire ». Nous verrons par la suite que c'est tout à fait vrai. |
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A l'ouverture, on distingue tout de suite le modèle, minuscule (200 mm de long, 120 mm de haut, un rotor de 190 mm et seulement 28 g.), bien protégé dans un bloc de polystyrène moulé. Il est accompagné d'une télécommande 4 voies en 2.4GHz DSM2 (disponible en mode 1 ou en mode 2), d'un chargeur, de huit piles crayons, d'un minuscule accu LiPo, d'une notice multilingue (français, ) et d'un petit sachet contenant un tournevis et quelques tores en plastique. La télécommande reçoit quatre piles crayon , le chargeur les quatre autres. |
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L'accu LiPo se glisse dans le chargeur, la charge peut commencer, une diode rouge s'allume. A mi-charge, elle se met à clignoter. |
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Lorsque le diode s'éteint, la charge est complète. La charge dure environ 15 minutes. Il suffit ensuite de mettre la télécommande en marche (manche des gaz à 0), d'attendre quelques secondes qu'elle choisisse son canal. L'accu est glissé sous le micro hélicoptère et raccordé au câble d'alimentation. Quelques secondes encore et le nez du Blade s'éclaire, il est prêt à décoller. |
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Manche des gaz à mi-course, l'engin décolle … et entame un beau stationnaire. Beaucoup plus stable que tous les bi-rotor que j'ai testé, après réglage des trims, on peut carrément déposer la télécommande et le regarder voler. Pas trop longtemps quand même. Je lance une translation, le Blade part doucement en ligne droite, un coup de manche à gauche, il vire et revient toujours aussi calmement. Il est vraiment très doux sur les axes de tangage (inclinaison avant/arrière) et de roulis (inclinaison gauche/droite). En lacet (rotation à gauche ou à droite), c'est autre chose, il est extrêmement vif, on peut le faire tourner sur lui-même à une vitesse étonnante – sans aucun risque. De plus quand on recentre le manche, il s'arrête net. C'est vrai que ce petit engin n'a pratiquement aucune inertie. |
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Après une petite dizaine de minutes, le nez de l'appareil se met à clignoter et la puissance du moteur baisse progressivement : il est temps de se poser. L'accu de 100mAh est enlevé de l'hélicoptère et est remis en charge après un délai d'un quart d'heure afin de le laisser se refroidir. En pratiquant de la sorte, on allonge la durée de vie du LiPo. On peut ainsi voler deux fois par heure avec un seul accu. |
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| Que dire d'autre ? Il faut se méfier du plafond et du vent ! S'il vole trop près du plafond, le Blade y reste collé. Il faut alors diminuer progressivement les gaz et tout de suite les remettre pour freiner la chute qui peut être rapide. De tout façon, pas de soucis à se faire, il est quasiment incassable. Le plus gros dégât que j'ai subi est la perte des tores en plastique qui fixent la carrosserie. Heureusement, il y en a une série dans la boîte. |
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Pour les très très nerveux, il est possible de passer en petits débattements. Il suffit de pousser sur le stick de droite jusqu'à ce que la radio émette un bip. La diode rouge se met ensuite à clignoter. Je l'ai pas essayé, on arrive tout juste à faire que du stationnaire et des transitions très très lentes, sans beaucoup d'intérêts. Il vaut mieux éviter de voler dehors ou dans un courant d'air. L'action des commandes – même en « grands » débattements est assez limitée. C'est l'idéal pour sans risques à l'intérieur. Mais on ne peut pas avoir à la fois le beurre et l'argent du beurre. Ce n'est pas un hélicoptère 3D. Le blade se pilote suivant trois ou plutôt quatre axes. |
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En mode 1, le stick de droite contrôle la vitesse des rotors donc l'altitude du modèle. Le stick poussé vers l'avant fait monter l'hélicoptère, le ramener (doucement) en arrière le fait descendre. Attention, dans le sens de la descente, pas de mouvement brusque, sinon c'est la chute. Le stick dirigé à gauche ou à droite incline l'hélicoptère dans la même direction. Il va donc se déplacer latéralement. Le stick de gauche pilote d'une part le mouvement vers l'avant ou l'arrière et d'autre part, il fait pivoter l'engin autour de son axe vertical. A partir de ces mouvements élémentaires, on peut réaliser toutes les trajectoires : translation en ligne droite, cercles, etc. Il faut noter que contrairement aux « vrais » hélicoptère, il n'est pas nécessaire d'utiliser le cyclique latéral pour obtenir une trajectoire circulaire, le stick de gauche est amplement suffisant. En le poussant aux extrêmes, j'ai réussi à le mettre en vrille. En agitant les sticks dans tous les sens, le modèle se met à vibrer et se retrouve assez rapidement au sol. Sans dégâts, une fois de plus. Soyez cependant rassurés, il faut vraiment chercher à le planter pour réussir. |
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En guise de conclusion, c'est le birotor le plus stable que je connaisse. Il est accessible à tous, sans aucune formation préalable. A moins de marcher dessus, il est quasiment indestructible. Il donne une première idée du pilotage d'un hélicoptère, mais, ne vous fiez pas à cette expérience pour tenter, sans prendre quelques leçons, de piloter un « vrai » hélicoptère, cela c'est une autre paire de manches.
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